Palais des Beaux-Arts - BOZAR Rue Ravenstein, 23 1000 Bruxelles Bruxelles
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Exposition
AFROPOLITAN CONTEMPORARY ARTKendell Geers est un artiste sud-africain contemporain résidant à Bruxelles. Son travail vise à questionner les principes et les codes moraux communément admis.L’écrivain nigérian Chinua Achebe aime à citer le proverbe Igbo « Anaghi a no n'otu ebe e kili mmonwu » (On ne peut pas rester à un seul endroit pour regarder une mascarade) comme métaphore pour comprendre l’art africain. Il explique « Je crois en la complexité de l’histoire humaine et qu’il est impossible de raconter cette histoire d’une seule façon et de dire ‘Voilà, c’est comme ça !’. Il y aura toujours quelqu’un qui pourra la raconter autrement selon l’endroit où il se trouve ; la même personne racontant l’histoire en donnera une version différente. Je pense à cette mascarade pendant les festivals Igbo qui parcourt en dansant ce grand espace. Les igbo disent : si vous voulez bien la voir, vous ne devez pas rester à un seul endroit. La mascarade se déplace dans ce grand théâtre. En dansant. Si vous restez figés sur place, vous ratez une bonne partie du spectacle. Alors vous continuez à bouger, et je pense que c’est ainsi que les histoires du monde devraient être racontées – depuis maints angles différents ». L’art africain est une tradition vivante qui ne peut être distraite de son contexte et demeure une force vitale de l’esprit. C’est une philosophie qui ne peut séparer le masque du masqué, ne peut enlever le danseur de la danse qui ne peut être arrêtée jusqu’à ce que le rite soit accompli. La mascarade ne peut se comprendre en dehors de la communauté et de sa foi dont elle se nourrit. La même chose vaut pour toute œuvre d’art, mais la familiarité et l’habitude des conventions d’Europe occidentale sont souvent ignorées et mal interprétées comme étant universelles. L’histoire de l’art africain est intimement liée à son contexte et ses histoires contradictoires, les intrications de ses politiques, identités, communautés, luttes et culture en général. L’AK47 fait tout autant partie de l’identité africaine que le masque, les wax et le portable. Cependant, tous ces éléments hétéroclites sont rarement compris comme indissolublement interconnectés.Artistes invités:Leonard Pongo, BruxellesSteven Cohen, LilleBianca Bondi, ParisLarry Achiampong, LondresBarthélémy Toguo, Paris