« Sous l’emprise de la folie / Je suis éprise de ma tristesse », « Je désire les choses qui finiront par m’anéantir ». Les journaux de Sylvia Plath, une poétesse et essayiste américaine qui se suicida en 1963 à l’âge de trente ans, trahissent son état dépressif et sa confusion mentale. Le dramaturge belge Fabrice Murgia fouille ces documents tragiques en quête de l’âme de la géniale artiste. Le spectacle total Sylvia prend la forme d’un opéra pop original pour une chanteuse et quinze femmes, mis en musique par la pianiste et auteure-compositrice belge An Pierlé. S’appuyant sur son propre livret et s’aidant d’images filmées, Murgia brosse un portrait de Sylvia Plath jusqu’à l’étendre à d’autres femmes de lettres. Après l’opéra circassien Daral Shaga, la Monnaie présente ainsi un deuxième projet de théâtre musical de Fabrice Murgia.