J'habitais une petite maison sans grâce, j'aimais le boudin
2016-02-16

- Dates
- 2016-02-16 — 2016-03-05
- Lieu
- Théâtre Varia
rue du Sceptre, 78 1050 Ixelles
Ixelles - Institution
- Fiche du lieu
- Catégorie
- Théâtre
jeune adulte, en même temps qu’il revient sur les traces de l’usine, de Seraing et de cette Wallonie profonde qui l’ont vu naître et grandir dans la deuxième moitié du 20e siècle. De ce récit de tendresse teinté de pragmatisme, Virginie Thirion et Philippe Jeusette créent une adaptation théâtrale rebaptisée du titre évocateur J’habitais une petite maison sans grâce, j’aimais le boudin. La maison, l’usine, l’école, la filiation et le rapport au père comme lien entre tout, deviennent une nouvelle matière pour raconter l’émancipation d’un homme au regard de l’évolution et de la transformation de son histoire ouvrière et familiale.
L’homme sur scène convoque-t-il les fantômes de son passé, ou bien est-il simplement hanté par eux ? En tout cas, il remonte le cours de son histoire, de sa naissance à la perte de ses parents, de son enfance à son premier salaire.
La maison sans grâce, le boudin, la mère à ses fourneaux, la cuisine, le père rentrant de l’usine, les oncles, les tantes, les Saint-Nicolas, l’école... Tout ce qu’il raconte est-il vrai ou faux ? Qu’importe. A travers ses propos, les odeurs, les
images et les bruits, c’est l’évocation d’une jeunesse au « pays de l’usine » qui s’esquisse et c’est l’histoire d’un homme d’aujourd’hui qui se dessine. Les émotions et les souvenirs surgissent comme les signes toujours vivants d’un héritage
aussi bien inné qu’acquis.
Eric Ronsse passe de la guitare à la contrebasse et donne vie à l’image du père. Claire Bodson incarne le visage de la mère et Philippe Jeusette est cet homme qui raconte, cet enfant qui grandit, et tous les autres personnages. La
manipulation à vue du décor, les accessoires apportés au moment voulu par les interprètes, la musique, les images, ajoutent juste ce qu’il faut de réalité pour ouvrir notre imaginaire et nous transporter dans le temps
Extraits de presse
Philippe Jeusette est absolument parfait, endossant un tas de rôles disparates, de la pure candeur du fils à la rudesse de façade du père. (…) Le tout se déguste comme un bon boudin noir, modeste et rustique en apparence mais intense au
palais. Le Soir - Catherine Makereel, novembre 2013.
Si le souvenir hante le spectacle, la nostalgie ne le grève jamais. (…) Aux racines d’un homme font écho celles d’une région, d’une industrie, d’une classe sociale, autant d’éclairages aux remous actuels, autant de fils tendus entre l’individu
et le contexte, sans pourtant de leçon, ni historique, ni sociale, ni économique.
La Libre Belgique - Marie Baudet, novembre 2013.
Un beau moment de théâtre, dans lequel on se délecte du texte et de son interprète, en se remémorant des atmosphères pour certains et en les découvrant pour d’autres, le tout naviguant entre réalité passée et réalité fantasmée.
Le Suricate Magazine - Baptiste Rol, décembre 2013.
